Révolution digitale

Pourquoi sommes-nous tous concernés ?

La révolution digitale : tout le monde en parle, mais qu’est-ce au juste pour nous PME ou TPE en Rhône-Alpes Auvergne ? Sommes-nous (tous) concernés et dans quelle mesure ? Que doit-on faire ? Par où et quand commencer ?

Quand SRMI a décidé de se lancer sur ce sujet il y a un peu plus d’un an déjà, nous avons rencontré plusieurs « experts » ou « spécialistes » de la transformation digitale… pourtant ils n’ont jamais su nous convaincre car leurs propositions n’avaient pas de « sens » pour nous.

Mais lorsque nous avons rencontré la bonne personne, celle en mesure de nous faire comprendre les tenants et les aboutissants de la révolution digitale en cours, celle qui nous a proposé une démarche structurée et adaptée à notre métier et notre rythme, nous n’avons pas hésité à faire le grand saut !

Et c’est convaincu par la démarche engagée en interne depuis quelques mois, que SRMI a lancé une première rencontre avec des décideurs en région afin de leur apporter des réponses sur un sujet qui est finalement toujours d’actualité : qu’est-ce que la révolution digitale dans le quotidien de ma PME/TPE ? Vu le nombre d’inscrits, il est clairement apparu que le sujet est d’actualité… et qu’il dépasse même le cadre des TPE/PME puisque des ETI de la région étaient représentées.

Notre objectif pour cette présentation du 16 mars était simple et construit autour d’un triptyque :

  • expliquer ce qui change autour de nous,
  • expliquer pourquoi et comment cela se répercute sur les entreprises,
  • apporter une méthode structurée pour avancer sur le sujet.

Un monde qui change…

Pour bien saisir ce que recouvre la « transformation digitale » il faut se pencher sur les changements qu’opèrent notre société, car à leur source se trouvent nos comportements individuels et de groupe. L’explosion technologique de notre monde moderne façonne nos habitudes et nos interactions dans la société. En effet, la haute technologie est constamment dans notre quotidien, notamment au travers de nos smartphones mais également désormais avec les objets connectés. Elle nous est devenue intime puisqu’elle nous suit dans tous nos faits et gestes de la vie : communications, gestion de notre temps, déplacements, réservations, voyages, vérification d’horaires, achats, météo, informations, santé, sport, partages de données…

Depuis quelques années maintenant, nous assistons à une accélération des innovations de rupture qui laissent émerger des nouvelles formes de business venant concurrencer un monde économique « traditionnel » bien installé depuis des décennies. L’arrivée de ces nouveaux entrants, ceux qu’on a appelé les pure-players car nés dans le monde digital, a fait émerger de nouveaux usages (Uber, AirBnB…) et a créé des perturbations (« disruptions ») majeures dans l’économie par la vitesse de propagation des changements occasionnés.

Il faut dire qu’ils se sont largement inspirés des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), ces géants qui ont considérablement façonné le monde depuis quelques années… et c’est loin d’être terminé. Apple est venu créer un marché avec le smartphone et son kiosque d’application (sur l’idée du kiosque du Minitel… il faut le savoir !), Google a révolutionné le « search » avec son moteur de recherche, Amazon l’hébergement et le eCommerce, Facebook la manière dont nous communiquons avec nos proches et nos « amis ». Mais tous s’invitent désormais dans des secteurs d’activité où ils n’étaient pas attendus, que cela soit la santé, le voyage, le fret, la voiture autonome… etc. Ces quatre mastodontes du digital, rejoints par Microsoft ou encore IBM, continue de créer de nouveaux usages. Ainsi, les groupes pharmaceutiques se trouvent-ils en concurrence sur la santé avec Apple, Google, Microsoft ou IBM, pendant que les agences de voyages voient Google et Facebook débarquer sur leur terrain de jeu et que Microsoft s’invite dans le monde de la formation en ligne au travers de LinkedIn.

Il faut bien avoir conscience que ces entreprises ont activement contribué à changer nos habitudes de consommation ces dernières années, ce qui a contraint les autres entreprises du B2C à s’adapter à ces nouveaux usages. Phénomène nouveau : tous les âges de la société sont touchés simultanément. En effet, si la technologie fut un temps « réservées » aux jeunes ou « geeks », les personnes âgées étant autrefois exclues de l’high-tech, ce n’est désormais plus le cas grâce aux efforts qui ont portés sur l’ergonomie des produits et les logiciels. La société moderne est donc impactée dans sa globalité.

Les entreprises B2B ne sont pas épargnées

On peut se demander en quoi les entreprises qui font du B2B peuvent être concernées par ces phénomènes ? Après tout, ne seraient-elles pas épargnées par ces changements ? C’est ce qu’on peut penser de premier abord… et pourtant.

D’abord, il faut se rappeler qu’il fut un temps pas si lointain où les entreprises étaient équipées d’outils (notamment informatiques) que peu de personnes pouvaient s’offrir. Elles étaient donc à l’avant-garde. Mais aujourd’hui, elles ne suivent plus le rythme, ou très difficilement, et ce sont les collaborateurs qui tentent souvent de faire entrer la « nouvelle » technologie dans les entreprises. Or, nous voyons bien qu’il est plus facile de changer nos habitudes technologiques individuellement que collectivement. Notre  manière de consommer, grâce au digital, dans notre sphère privée, est amenée dans l’entreprise où nous entendons de nouveaux usages qu’elle n’a pas su anticiper.

Mais prenons un exemple. Une personne qui reçoit une offre promotionnelle à titre individuel sur son mail va soit mettre le message à la poubelle, car il n’arrive pas au bon moment, soit aller rechercher plus d’information sur ce qu’on lui a adressé. Il va pouvoir notamment trouver des avis d’autres consommateurs sur internet, ce qui peut largement influencer sa motivation à aller plus avant. Il se trouve que la même chose est en train de se produire dans les relations B2B. En effet, un commercial qui va démarcher une personne d’une entreprise va créer un « stimulus » qui va conduire son interlocuteur, si tant est qu’il a réussi à l’atteindre par mail, à aller chercher de l’information au sujet de l’émetteur. Si bien entendu, l’information est difficilement trouvable, le site lent, inesthétique, inadapté au support de consultation, avec des informations peu claires… la crédibilité de l’émetteur est définitivement entamée et les chances de faire du business à l’avenir fortement réduites. Si vous en doutez, observez vos propres reflexes quand vous consulter un site qui ne répond pas à vos attentes… en moins de 3 secondes vous avez pris votre décision de quitter ou de continuer. Vous avez porté un jugement et vous êtes forgé votre avis, bien souvent définitif, sur ce que vous avez trouvé. C’est la même chose désormais dans les relations B2B et c’est la raison pour laquelle émerge progressivement ce qu’on appelle le « Social Selling », ou vente au travers des canaux sociaux (LinkedIn ou Facebook/Instagram), une approche encore mal connue en France et généralement mise en pratique sans méthode dans beaucoup d’entreprises.

Si nous avons pris un exemple au niveau du commerce, nous aurions pu en prendre avec le marketing, les RH, l’IT, la R&D… car tous les services de l’entreprise sont concernés par les changements qui s’opèrent avec la révolution digitale.

De la méthode…

Alors que faut-il faire pour s’adapter à la révolution digitale ? Que l’on soit une petite entreprise ou une grande, l’expérience démontre qu’il faut commencer par élaborer une vision du business avant de se lancer dans les opérations et l’acquisition de solutions qui peuvent parfois s’avérer très onéreuses. Ainsi, une fois le contexte saisi dans son ensemble, il faut faire un travail de projection à quelques années pour se donner un objectif à atteindre. Bien entendu, il ne s’agit pas de changer son ADN, le cœur de son métier, mais de le faire évoluer. Il faut donc imaginer son business à 4 ou 5 ans en fonction des tendances des évolutions mondiales, puis définir le meilleur chemin pour atteindre le but qui aura été fixé. A la suite de quoi, les tactiques et actions qui en découlent apparaîtront d’elles-mêmes et il suffira alors de veiller à bien contrôler leur mise en œuvre pour avoir la garantie d’arriver au résultat escompté. Méthode, rigueur et persévérance sont indispensables.

Dans cette démarche, inutile d’essayer de devenir un autre ou de vouloir faire comme un autre, il « suffit » de faire évoluer progressivement son ADN autour de son expertise et d’inventer de nouveaux usages. En d’autres termes, innover devient vital et l’entreprise doit impulser une démarche de changement en veillant à ce que cela s’inscrive dans un processus d’amélioration continu. C’est une démarche que l’on qualifie de « Test & Learn » et s’est d’autant plus important dans la révolution en cours que rien n’est définitivement figé. Il faut donc essayer, tester, mesurer et apprendre en permanence pour pouvoir réajuster jusqu’à ce que le bon chemin ait été trouvé. Avec une telle approche, très pragmatique, on peut commencer à innover à faible coût, en faisant appel à des solutions dans le Cloud que l’on va payer à la demande. En fonction des résultats obtenus, on peut alors décider sereinement d’investissements plus conséquents.

L’impulsion du changement doit venir par le haut mais nécessite l’adhésion de tous les collaborateurs de l’entreprise. Il faut donc partager la vision avec tous pour que tout le monde se sente concerné par ce qui est avant tout un projet d’entreprise. Il y a ainsi toute une gouvernance à mettre en place afin que le pilotage soit proactif et non rétroactif.

Si tout cela peut faire peur, a priori, il existe des modèles marketing qui ont fait leurs preuves et qui permettent de structurer globalement cette approche dès lors qu’on souhaite s’engager dans un tel processus. Nous avons retenus une de ces méthodes et pouvons mesurer régulièrement combien elle est efficace dans notre démarche.

Conclusion

Il ne nous est pas possible de retranscrire en quelques lignes le riche contenu de la présentation de deux heures qui a été faite le 16 mars. Nous avons voulu donner ici les grandes axes et effleurer le sujet pour sensibiliser notre lectorat à la nécessité de comprendre ce qui se passe pour s’adapter avec rigueur et méthode, sans précipitation, aux changements qui finiront tous par nous toucher un jour, même nous, TPE ou PME de l’Ain ou de Rhône-Alpes.

En ce qui nous concerne, SRMI a décidé de prendre les devants pour ne pas subir le changement mais l’impulser à un rythme qui nous convient, dans le respect de nos collaborateurs, de nos clients, de nos partenaires et enfin de nos prospects. Si vous souhaitez être informé(e) de la date de la prochaine présentation qui sera faîte à Bourg-en-Bresse, vous pouvez vous inscrire ci-après. Vous recevrez un mail deux mois avant l’événement.

Séminaire Révolution Digitale